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Pratiques du numérique en SHS
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Understanding mediterranean collections : des conférences publiques à Aix et à Marseille

lun, 24/06/2019 - 6:44am

Dans le cadre du réseau des centres de recherches en sciences humaines sur la Méditerranée (RAMSES), la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme (MMSH), en partenariat avec le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM), les Archives Nationales d’outre-mer (ANOM), l’École française de Rome (EFR) et l’Institut français du Proche-Orient (Ifpo), organise une école d’été internationale à Aix-en-Provence et Marseille, du 8 au 17 juillet 2019 sur le thème : “Understanding Mediterranean Collections”.

L’école propose de réfléchir à la manière dont les sciences humaines et sociales travaillent avec et sur les collections méditerranéennes. Elle réunira une vingtaine de participants venus de pays et d’horizons professionnels très différents qui suivront les modalités pédagogiques de l’école mais elle offrira aussi l’occasion de participer à plusieurs conférences publiques pluridisciplinaires, qui se tiendront à la MMSH et au MuCEM. Vous y êtes toutes et tous cordialement invité.e.s.

Conférences ouvertes au public

Understanding mediterranean collections

Lundi 8 juillet, 14h-16h : Les collections muséales d’Alexandrie : une perspective historique, par Marie Dominique Nenna (directrice du Centre d’études alexandrines), MuCEM-I2MP FORT SAINT JEAN

Mercredi 10 juillet, 9h30-12h : deux conférences sur la thématique “Collections en conflits”. Karima Dirèche (Telemme) : Constituer le corpus des archives du web de la révolution du sourire. Quelques pistes de réflexion, suivie de Katia Bellan (AMU), Marseille filmée : images, histoire, mémoires, 1945, MMSH, SALLE PA Février

Mercredi 10 juillet, 16h30-18h30 : Collections en péril. Vols et dégradations sur patrimoine islamique par Omniya Abdel Barr(architecte, Victoria and Albert Museum), MMSH, SALLE DUBY

Vendredi 12 juillet, 14h-16h : Reconstituer les bibliothèques anciennes. Sources et méthodes par Patrick Latour (bibliothèque Mazarine), MMSH, SALLE PA Février

Samedi 13 juillet, 9h30-11h : Les cahiers d’écoliers du fonds Roux par Dahbia Abrous (Inalco),

Mardi 16 juillet, 9h30-12h : Les archives numériques de la révolution tunisienne, par Houria Abdelkafi et Elisabeth Cestor commissaires de l’exposition, MUCEM-I2MP, FORT SAINT JEAN

Mercredi 17 juillet, 9h30-12h : Les deux tentations des musées ethnographiques par Christian Bromberger (anthropologue, AMU), suivie de Archiving ethnography? The impossibility and the
necessity. Damned if we do, damned if we don’t. par David Zeitlyn
(anthropologue, Université d’Oxford), MUCEM-I2MP, FORT SAINT JEAN [conférence en langue anglaise].

Crédits photographiques : Statue de Dusarès mutilée en basalte (Hauran, Syrie), vers 1925, collections photographiques de l’Institut français du Proche-Orient (Ifpo). La statue proviendrait de Jhariyé, Shoubeih. Mission archéologique au Jebel Druze. Plaque de verre (13×18) publiée in Maurice Dunand, Musée de Soueida, p.37, n°42, Pl.7 n°42. CC-BY-NC https://medihal.archives-ouvertes.fr/medihal-00509517

Du 19 au 22 juin, Aix-Marseille Université lance les dés !

dim, 09/06/2019 - 3:21pm

Entre le 19 et le 22 juin participez aux 40 événements (débats, rencontres, spectacles, jeux,ateliers, conférences) et retrouvez plus de 100 personnalités des sciences humaines et sociales ou du monde artistique et culturel. L’événement a lieu sous le parrainage du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et de l’Alliance Nationale des Sciences Humaines et Sociales (ATHENA-FMSH) et avec le soutien de l’Institut National des Sciences Humaines et Sociales du CNRS.

Téléchargez le programme du festival du jeu de l’oie

 

Texte introductif d’Yvon Berland, Président d’Aix-Marseille Université

Il est du devoir d’une grande université comme celle d’Aix-Marseille de contribue rà l’affirmation du rôle des humanités,des arts et des sciences humaines et sociales dans la recherche scientifique nationale et internationale. Elle a pour mission de conforter leur place dans le dialogue avec la société, avec les citoyens, avec les jeunes au collège et au lycée.Ces disciplines sont aujourd’hui déterminantes pour éclairer et nourrir le besoin croissant de savoirs dans notre quotidien. Avec plus de 500 enseignants chercheurs et 300 doctorants en sciences humaines, notre université lance en 2019l a première édition d’un Festival international des arts et des sciences de la société qui souhaite être un lieu d’échanges entre des universitaires et étudiants de ces disciplines académiques, des artistes et d’un large public.Ce festival est conduit en partenariat avec les acteurs institutionnels nationaux et régionaux, culturels et médias.Sa dimension internationale fait à la volonté d’Aix-Marseille Université de construire une université européenne,à l’ancrage méditerranéen qui construits on identité.Ce festival accompagne la visibilité et le rayonnement civique et culturel des humanités, des arts et des sciences humaines et sociales dans le plus grand respect de l’interdisciplinarité et de l’esprit collectif. Innovant sur le territoire, par sa portée scientifique, en prise avec l’actualité,ce festival s’engage au service des plus jeunes et mise sur l’avenir.

 

Texte introductif de Maryline Crivello, coordinatrice scientifique du Festival Jeu de l’oie – Historienne

Plusieurs témoignages situent l’apparition du Jeu de l’oie à Florence sous le règne du Grand-duc François de Médicis (1574-1587). Jeu de parcours où l’on déplace des pions en fonction des résultats de deux dés, le Jeu de l’oie comprend 63 cases disposées en spirale enroulée vers l’intérieur et comportant un certain nombre d’épreuves – les cases 6 (pont),19 (auberge), 31 (puit), 42 (labyrinthe),52 (prison) et 58 (mort). Le Jeu de l’oie ne laisse aucune initiative aux joueurs : le hasard y règne en maître puisque les dés et les accidents déterminent la marche des pièces et ses règles se prêtent à de multiples métaphores. Son tracé en forme de spirale rappelle le labyrinthe à parcourir pour arriver à la connaissance de soi et des autres.Maintes fois reproduit et adapté aux événements de l’histoire, ce jeu appartient à un patrimoine partagé. Ce festival, attaché à comprendre le jeu social et le monde, s’y réfère comme une nouvelle métamorphose.« Penser le jeu » nécessite quelques clefs de lecture pour en comprendre les règles. « Participer au jeu » implique de se laisser prendre par une part d’imprévisible. Ce festival conçu métaphoriquement comme un jeu de société engage ainsi chaque joueur-citoyen que nous sommes à rebattre les cartes de la connaissance et qui ont partie liée à l ’avenir que nous voulons construire.

Le site : https://festivaljeudeloie.fr

 

ANR Histinéraires : colloque à l’IHTP, les 13 et 14 juin 2019

ven, 07/06/2019 - 1:35am

Le programme ANR Histinéraires « La fabrique de l’histoire telle qu’elle se raconte », s’est fixé pour objectif d’étudier les « Mémoires de synthèse des activités scientifiques » des habilitations à diriger des recherches soutenues en histoire depuis le début des années 1990 jusqu’à aujourd’hui. Ce corpus inexploité, distinct du « travail inédit » souvent objet de publication et du recueil d’articles, constitue en effet un gisement d’informations sur la communauté historienne contemporaine. Il est susceptible de nourrir une sociologie de la profession et une étude de l’historiographie et de ses évolutions non plus fondée sur les écrits de quelques chefs de file mais ancrée dans la masse des parcours de recherche d’une génération d’historiens. Il prend acte de la valorisation de la réflexivité au sein de la communauté historienne et s’appuie sur les apports de la sociologie et de l’histoire des sciences. À partir de ce corpus rassemblé au terme d’appels répétés — la collecte est toujours ouverte —, nous avons, en premier lieu, tâché de dresser un portrait collectif de la recherche contemporaine en histoire en analysant les itinéraires institutionnels et intellectuels des chercheurs concernés.En second lieu l’enquête s’est intéressée à la façon dont les historiens ont interprété l’exercice de « synthèse des activités scientifiques » certains optant pour un CV étoffé tandis que d’autres y analysent, de façon plus ou moins soutenue, le rapport personnel qu’ils entretiennent à l’histoire qu’ils produisent — intégrant, ou non, la problématique auto-réflexive impulsée par les Essais d’ego-histoire rédigés et rassemblés à l’initiative de Pierre Nora. L’enquête a ainsi permis de dégager l’évolution d’un genre à l’origine peu défini et qui demeure objet d’interprétations très différentes. Enfin, l’étude de ce corpus a été complétée et éclairée par des entretiens oraux semi-directifs auprès de chercheuses et de chercheurs ayant soutenu leur habilitation et de garants d’HDR. Ces entretiens, sortes de « retours sur expérience », portent tant sur la négociation de la norme que sur l’interprétation de l’exercice introduit par l’arrêté du 5 avril 1988 relatif à l’Habilitation à diriger des recherches. Le colloque international qui se tiendra les 13 et 14 juin à l’IHTP est une première étape de l‘exploitation menée par un collectif d’une trentaine de chercheuses et de chercheurs réunis dans le cadre de ce programme de recherche.

Pour y participer, merci de bien vouloir vous inscrire en écrivant à l’adresse : histineraires<at>gmail<dot>com.

Programme

Jeudi 13 juin

Matin : État des lieux : un objet et un milieu professionnel

9h15 : Introduction – Christian Delage (directeur de l’IHTP)

9h30-11h30 (interventions suivies d’une discussion) :
Les Mémoires de synthèse des activités scientifiques : anatomie d’un exercice et d’une enquête — Patrick Garcia (IHTP/AGORA Université Cergy-Pontoise) et Bertrand Müller (CMH)
Sociographie du métier d’historien·ne — Vincent Heimendinger (IDHES/ENS Paris Saclay) et Bernard Lachaise (CEMMC/Université Bordeaux Montaigne)

11h45-12h30 : Contrepoint : Les autobiographies historiennes allemandes de l’entre-deux-guerres — Peter Schöttler (Max-Planck-Institut für Wissenschaftsgeschichte, Berlin)

Après-midi : Positionnements historiographiques et épistémologiques

14h30-16h30 (interventions suivies d’une discussion) :
Sources et méthodes : une nouvelle configuration de légitimation ? Jean-Marie Baldner (historien) et Caroline Galland (LARHRA, UMR 5190)
Notions et concepts — Bénédicte Girault (DYPAC/Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines) et François Quint (professeur d’histoire géographie)
Les MSAS, agencement d’un parcours intellectuel et positionnement historiographique de l’historien — Jean-François Bonhoure (CHS/Université Paris 1) et Romain Grandinetti (AGORA-Université Cergy-Pontoise)
La place des débats dans la construction des identités professionnelles — Christian Delacroix (IHTP/Université Paris-Marne-La-Vallée)

16h45-17h30 : Contrepoint : Les itinéraires des chercheurs israéliens — Avner Ben-Amos (Université de Tel-Aviv)

Vendredi 14 juin

Matin : Écritures et récits de soi : s’écrire, se dire
9h00-10h30
Dits et non-dits : une expérience sensible du métier — Christophe Araujo (AGORA-Université Cergy-Pontoise), Agnès Delage (Telemme/Aix-Marseille Université), Isabelle Lacoue-Labarthe (LaSSP/Sciences Po Toulouse)
Historien·ne dans la cité : récit de soi et engagements dans l’écriture du MSAS — Thomas Baillergeon (AGORA-Université Cergy-Pontoise)
Les moments marquants — François Dosse (IHTP/Université Paris-Est-Créteil)

10h45-11h45
Se dire : l’enquête orale — Véronique Ginouvès (Phonothèque/MMSH) et Anne-Marie Granet-Abisset (Larhra/Université de Grenoble)

11h45-12h30 : Contrepoint, L’écriture de soi des sociologues — Jean-Philippe Bouilloud (ESCP, LCSP/Université Paris Diderot)

Après-midi : Ouvertures (interventions suivies d’une discussion) :
14h00-15h15 : Contrepoints : Les historiens et les historiennes au Québec — Patrick-Michel Noël (University of Saint-Boniface, Québec) et Van Troi Tran (Celat/Université de Laval Québec)
L’égo-géographie ou la géographie du je — Yann Calbérac (EA 2076 Habiter, Université de Reims Champagne-Ardenne)

15h15-16h45 :

Quel statut pour l’HDR ? Table ronde modérée par Bertrand Müller (CMH). avec la participation d’Alexandre Fernandez (P.U. d’histoire contemporaine, Université Bordeaux Montaigne), Élisabeth Lalou (P.U. d’histoire médiévale, Université de Rouen), Frédéric Lebaron (P.U. de sociologie, ENS Paris Saclay) [sous réserve], Sophie de Ruffray (P.U. de géographie, Université de Rouen), François-Joseph Ruggiu (P.U. d’histoire moderne, directeur INSHS), Jean-François Sirinelli (P.U. émérite d’histoire contemporaine, Sciences Po Paris)

17h00-17h30 : Lecture d’un colloque — Jeremy D. Popkin (University of Kentucky)

17h30 : Conclusion du colloque — Patrick Garcia (IHTP/AGORA-Université Cergy-Pontoise)

En savoir plus :
Les billets sur l’ANR HISTINÉRAIRES publiés sur Les carnets de la phonothèque.
La collection des entretiens enregistrés dans le cadre de l’ANR HISTINÉRAIRES sur la base Ganoub.

Nouvelles archives numériques au Proche-Orient : le son, l’image, le film et le web, 28-30 mai 2019

dim, 12/05/2019 - 9:27am

Du 28 au 30 mai se tiendra à Beyrouth un colloque sur le thème : Nouvelles archives numériques au Proche-Orient : le son, l’image, le film et le web. Enjeux du partage des données de terrain au Liban, en Jordanie et en Syrie. Les deux journées seront précédées d’un atelier pédagogique et accompagnées de projections de films documentaires. Le colloque, international, s’attache aux territoires jordaniens, libanais et syriens et associe l’Institut français du Liban, des universités (Aix-Marseille Université, Université libanaise, Université Saint-Joseph), des centres de recherche (Maison méditerranéenne des sciences de l’homme et Institut français du Proche-Orient) et valorisera les actions scientifiques ou les programmes de recherche portés par ces structures (ANR Shakk). Les journées des 29 et 30 mai sont ouvertes à tou.te.s sur inscription par courriel (nanpo@sciencesconf.org).

Site d’information du colloque : https://nanpo.sciencesconf.org

Présentation

Les chercheurs en sciences humaines et sociales qui ont choisi le Proche-Orient comme terrain d’investigation scientifique depuis le XIXe siècle ont constitué des fonds documentaires comprenant tous les types de sources. Chercheur·e·s libanais·es, syrien·nne·s, jordannien·ne·s et français·es ont produit et mobilisé des corpus de notes et carnets de terrain ou de fouilles, photographies, films et enregistrements sonores, sites Web… Ces ensembles constituent des collections qui sont susceptibles d’éclairer l’histoire de la région et d’aider à la compréhension du temps présent. Ces collections restent pourtant souvent difficilement accessibles, parfois même inconnues du monde académique et culturel et bien plus encore des différents publics concernés. Cette manifestation réunira des chercheur·e·s, enseignant·e·s-chercheur·e·s, professionnel·le·s de l’information scientifique, acteurs de la société civile, étudiant·e·s de tous niveaux et publics amateurs qui s’intéressent ou travaillent dans le domaine des archives en sciences humaines et sociales issus des rives de la Méditerranée et au-delà.

Ce colloque sera l’occasion d’engager une réflexion nécessaire en sciences humaines et sociales quant à l’exploitation scientifique et la valorisation de ces collections qui ont été constituées dans/sur ces pays et d’engager un dialogue entre les différents acteurs qui s’intéressent ou se sont intéressés à ces données, leur collecte et leur archivage avec un focus sur l’image, l’audiovisuel et le web. En s’appuyant sur les disciplines qui ont constitué des collections documentaires pour étayer des publications scientifiques ou grand public, les journées veulent aussi appréhender les enjeux auxquels sont confrontés aujourd’hui ces fonds à l’ère du numérique. Elles offrent l’opportunité de réfléchir aux méthodologies mises en œuvre dans les sciences humaines et sociales et à leurs enjeux au moment de leur production, qu’il s’agisse de l’influence des outils de collecte sur les pratiques de recherche, des liens qui relient les producteurs de données, les acteurs documentés dans les données, les archivistes et les utilisateurs, ou encore du poids des crises politiques et des conflits. Le récit de chercheurs qui ont constitué ou utilisé ces archives, la présentation réflexive de collections conservées dans la région ou en Europe et des conférences de spécialistes de ce paysage documentaire, soutiendront une meilleure appréhension des histoires et des cultures du Liban et de Syrie.

28 mai, 19h – Projection au Cinéma le Montaigne (Espace des Lettres, rue de Damas), Inner Mapping de Stéphanie Latte-Abdhallah et Emad Ahmad (2017)

29 mai 2019, journée ouverte à tou.te.s sur inscription

Bibliothèque nationale du Liban, 8h30 Accueil des participants

9h – Allocutions d’accueil :

  • Hassan Al Akra, Bibliothèque nationale du Liban
  • Véronique Aulagnon, Institut Français du Liban
  • Michel Mouton, Institut français du Proche-Orient
  • Sophie Bouffier, Maison méditerranéenne des sciences de l’homme

9h30 – Conférence introductive : Carla Eddé, historienne, vice-recteur pour les relations internationales à l’Université Saint-Joseph – Archives, mémoire, histoire (titre provisoire)

10h – Table-ronde 1 : Partage des données numériques au Proche-Orient : quels acteurs, quels médias, quels enjeux ?

Modérateurs : Jean-Christophe Peyssard (Ifpo) et Lockman Slim (UMAM documentation & research), avec SFrançoise Hours (cheffe du service des Littératures du monde, BnF responsable scientifique du site Bibliothèque d’Orient), Jean-Philippe Dumas (Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères), Elie Elias (Université Saint-Esprit de Kaslik), Kamal Kassar (Fondation Amar) – sous réserve, Levon Nordigian (photothèque de l’Université Saint Joseph), Mireille Maurice (Ina Méditerranée).

12h – Le projet Open Jerusalem : vers un croisement des archives et une collaboration des chercheurs, Abdul-Hameed Al-Kayyali (Ifpo, Amman)

12h30-14h – déjeuner libre

14h-14h30 : Partager les données de la recherche : l’expérience de la TGIR Huma-Num dans le contexte européen, Stéphane Pouyallau (directeur adjoint de la TGIR Huma-Num), Adeline Joffres (TGIR Huma-Num)

15h : Table-ronde 2 : Les activistes des archives

Modératrice : Emma Aubin-Boltanski (CNRS, Ifpo) avec Cécile Boex (EHESS, Césor), Archiver les vidéos vernaculaires de la révolte et du conflit en Syrie : enjeux éthiques et politiques, Zara Fournier (Ifpo), Désirs d’ailleurs et d’avant : les militants de la mémoire et le Web au Sud du Liban, Rola Roukbi (Woman Now), Faut-il se souvenir? La voix des disparu·e·s, Ahmad Saleh (Dawlati), Archiving oral history of the Syrian people : http://dawlaty.org, Sana Yaziji (Creative Memories), Archiver la mémoire créative de la Révolution syrienne produites en Syrie et en diaspora : https://creativememory.org

19h – Projection au Cinéma le Montaigne (Espace des Lettres, rue de Damas), introduction de Monika Borgmann : Tadmor, film réalisé par Monika Borgmann et Lokman Slim, 2017

30 mai 2019, journée ouverte à tou.te.s sur inscription

Beit Beirut Museum & Urban Cultural Center

9h – Accueil, café

9h30 – Conférence introductive : Pauline Koetschet (MMSH – Centre Paul Albert-Février, UMR 7297), Bibliothèques, collections et archives. Matérialité de la recherche

10h – Table-ronde 3 : Parole vive, parole en interaction

Modératrices : Loubna Dimachki (Université libanaise) et Véronique Traverso (CNRS-Ifpo) avec Bassam Baraké (Université El-Jinane), L’arabe parlé blanc, Lina Choueiri (American University of Beirut), Les corpus pour les comparaisons interdialectales, Joseph Dichy, Université Lyon 2 (sous réserve), Corpus de tweets et arabizi, Loubna Dimachki et Rim Ayoub (Université Libanaise), Les corpus d’interaction au Centre des Sciences du Langage et de la Communication, Catherine Pinon (Ifpo), Le programme ARAPI, réalisation d’une base de données d’arabe parlé en interaction, Véronique Traverso, (Ifpo), Enregistrements et utilisation de corpus sensibles

12h-12h30 – Conférence : Christine Jungen (CNRS, LESC), Les archives et leurs formes : petites histoires de traduction

Déjeuner

14h – Table-ronde 4 : Entre mémoire et histoire, les enjeux de l’histoire orale

Modératrices : Liliane Kfoury (Université Saint-Joseph) et Florence Descamps (École pratique des hautes études – Paris sciences et lettres – EPHE PSL), Florence Descamps (EPHE PSL), Régimes de mémorialité. Origine, définition et fécondité du concept en histoire orale, Karima Dirèche (DR CNRS, UMR TELEMMe), Mémoires de la guerre et de l’indépendance. Ce qu’en disent les slogans de la contestation algérienne, Sophie Gebeil (MCF – AMU, UMR TELEMMe), Aux sources de l’histoire dispositifs mémoriels en ligne : entre archives du Web et enquête orale, Houda Kassatly (ethnologue, photographe, Université Saint-Joseph), Les photographes de studio des années 50 : mémoire d’un métier et hommage posthume, Liliane Kfoury (historienne, USJ), L’apport de l’oralité à l’histoire libanaise contemporaine, Falestin Naïli (Ifpo – Amman), L‘histoire orale en Jordanie : potentiel et obstacle.

Conclusions, synthèse et perspectives

Kamel Doraï, Directeur du département des études contemporaines de l’Ifpo (CNRS, Ifpo)

19h – Projection au Cinéma le Montaigne (Espace des Lettres, rue de Damas), introduction d’Emma Aubin-Boltanski et Rania Stephan : Catherine ou le corps de la passion, film réalisé par Emma Aubin-Boltanski, 2012

Colloque ouvert à tou.te.s, sur inscription par simple courriel : nanpo@sciencesconf.org

Le 28 mai 2019 un atelier (sur inscription) est organisé au Grand lycée franco-libanais de Beyrouth, ouvert uniquement aux enseignants d’histoire des collègues et lycées du Liban. Atelier pédagogique sur les bonnes pratiques pour les usages et le partage des archives numériques organisé avec la collaboration du service de coopération éducative auprès de l’Ambassade de France au Liban . Animé par Fabrice Barth (chargé de mission sur le numérique pédagogique, Espé – Aix-en-Provence) il s’adresse aux enseignants du secondaire au Liban du réseau AEFE (réseau de l’enseignement français au Liban). A partir d’archives numériques en langue française sur le domaine libanais (archives orales de terrain, archives de l’Institut national de l’audiovisuel, films) utilisables en classe, l’objectif est de favoriser les bonnes pratiques pour leur utilisation dans le cadre de l’enseignement ou plus largement de publications ou de réusages.

Comité d’organisation : Sophie Gebeil (MCF, AMU, TELEMMe, Espé), Véronique Ginouvès (Phonothèque MMSH, AMU-CNRS), Alexandre Lemasson (Institut français du Liban), Jean-Christophe Peyssard (Ifpo, CNRS), Véronique Traverso (DR, Ifpo, CNRS).

Comité scientifique : Sophie Bouffier (PR, AMU, Directrice de la MMSH), Emmanuelle Chapron (PR, AMU, TELEMMe), Kamel Dorai (CR1, Ifpo, CNRS), Liliane Kfoury (Université Saint-Joseph).

Lieux :

  • L’atelier pédagogique du 28 mai se tient au grand lycée franco-libanais de Beyrouth ;
  • Les interventions se tiennent à la bibliothèque nationale du Liban le 29 mai, au Musée de la mémoire Beit Beirut, centre culturel urbain le 30 mai ;
  • Les projections ont lieu le soir à 19h au Cinéma le Montaigne (Espace des Lettres, rue de Damas).

Crédits photographiques : vue aérienne de Tripoli en 1935, archives de l’Ifpo licence Etalab, https://medihal.archives-ouvertes.fr/medihal-00505592v1

Quand la science fait son cinéma : Quelles liaisons entre film et recherche ?

sam, 27/04/2019 - 8:51am

Une journée d’étude organisée dans le cadre du Festival des sciences de la société et des arts (Jeu de l’oie), case  » Double jeu ».
Master cinéma «Ecritures documentaires : recherche et création »,                                                            laboratoires de recherche PRISM et LAMES (CNRS – AMU).
Salle Meltem de l’i2mp, Fort Saint-Jean, MuCEM.
Coordinateurs : Pascal Cesaro et Pierre Fournier

Cette journée d’étude propose d’interroger les liens entre l’écriture documentaire (cinéma et web) et la recherche en sciences sociales dans une optique pluridisciplinaire. En effet, depuis longtemps, les convergences entre l’approche documentaire et la recherche en SHS ont suscité des rapprochements amenant les cinéastes à travailler avec des chercheurs ou encore des chercheurs à se saisir de la caméra pour interroger différemment leurs objets. L’objectif sera de présenter, à partir d’études de cas concret, les différentes façons d’envisager cette collaboration entre chercheur et réalisateur et d’expliquer les possibles facettes du passage de la science à la création audiovisuelle.

Appel à communications : Le goût de l’archive audiovisuelle à l’ère numérique

ven, 19/04/2019 - 11:35am
Nombre d’historiens familiers des sources écrites reconnaissent le rôle que tient le « goût de l’archive » dans leurs recherches, c’est-à-dire le plaisir lié à l’appréhension du document dans sa matérialité. Mais alors que les sources audiovisuelles ont progressivement conquis leur légitimité, les chercheurs ont rarement mis des mots sur la relation qu’ils entretiennent avec les images et les sons, ou leurs divers supports d’enregistrement et dispositifs de lecture. La réflexion sur la matérialité de ces archives, en dehors des milieux professionnels de la conservation, semble cantonnée à l’histoire des techniques et des médias – elle reste largement impensée dans la plupart des études qui mobilisent ces sources. Cet angle mort entrave la compréhension de l’impact, pour la recherche, des politiques de numérisation massive des archives audiovisuelles, ou de l’enjeu de collecte en temps réel des flux audiovisuels, nés numériques et désormais accessibles via une diversité de terminaux. Comment les chercheurs se sont-ils emparés de cet immense terrain de fouille ? Le colloque sera l’occasion de faire le point sur la reconfiguration des pratiques de recherche par le numérique – poursuivant une réflexion précédemment esquissée dans un ouvrage en ligne[1] et une journée d’études[2] en l’appliquant aux sources audiovisuelles. Appréhende-t-on les collections numériques et numérisées différemment de celles conservées sur support analogique ? Cette distinction a-t-elle un sens, ou le numérique n’est-il qu’un support supplémentaire de sauvegarde, succédant à bien d’autres (copie sur film, bande magnétique, etc.) ? Les archives de l’audiovisuel « né numérique » (plateformes vidéos, productions de vidéastes Web, Webdocumentaires, Webradio, etc.) modifient-elles les pratiques de recherche sur des sources audiovisuelles ? Quel peut être « le goût de l’archive » à l’heure de sa « discrétisation », de sa transformation en (big) data, et de son analyse par les outils de l’intelligence artificielle ? On pourra s’interroger sur ce qui disparaît, lorsque l’on n’a plus accès au(x) premier(s) support(s) d’enregistrement, mais aussi montrer les multiples opportunités qu’offre le numérique pour l’appréhension du son et de l’image, en termes :
> de facilité d’accès, d’écoute et de visualisation ;
> d’accès à une qualité d’origine retrouvée par la restauration et l’étalonnage ;
> de définition d’objets et sujets de recherche ;
> de constitution de corpus et de mise en relation de diverses collections ;
> d’analyse de corpus et de bases de données ;
> de valorisation des résultats de recherche.Le colloque sera ouvert aux partages d’expérience, avec une dimension réflexive et dans la mesure où ils permettent de problématiser la question de l’archive audiovisuelle numérique, mais aussi à la présentation de démarches plus expérimentales et prospectives, permettant d’imaginer ce que sera, demain, la place de l’archive audiovisuelle dans le travail du chercheur. Le format des interventions sera résolument dynamique et court (15 minutes), afin de privilégier l’échange entre les participants, et les présentations devront être appuyées sur des images.Le colloque aura lieu à Paris, à l’INHA, les 9 et 10 décembre 2019.

Les propositions de communications (3000 signes maximum) devront être accompagnées d’une présentation de l’auteur (300 signes + renvoi vers une page personnelle le cas échéant) à Géraldine Poels gpoels@ina.fr avant le 20 juin 2019. Les réponses seront envoyées aux auteurs au plus tard le 26 juillet 2019.

Comité scientifique :
Frédéric Clavert (C2DH, Université du Luxembourg) Sylvie Lindeperg (HiCSA, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Agnès Magnien (INA)
Caroline Muller (Tempora, Université Rennes 2)
Valérie Schafer (C2DH, Université du Luxembourg) Contact/informations : Géraldine Poels : gpoels@ina.fr – 01 49 83 30 14 Crédits photographiques : numérisation d’un film aux archives nationales de Vilnius, V. Ginouvès, 2013, CC-BY-NC-SA